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Livres

vendredi 23 avril 2021

SELECTION DE LIVRES NUMERIQUES - AVRIL 2021

SELECTION DE LIVRES NUMERIQUES - AVRIL 2021

Ce nouveau confinement vous met le moral dans les chaussettes ? Qu’à cela ne tienne, la médiathèque de Meyzieu est encore et toujours là pour vous !

Bien que nos portes doivent rester fermées pour les semaines à venir, les ressources numériques, elles, vous accueillent à bras ouverts ! Je vous propose donc une sélection de romans à retrouver sur notre bibliothèque numérique.






Coup de cœur 2020 de Sophie, bibliothécaire à la médiathèque de Meyzieu

La saga des Cazalet d’Elizabeth Jane Howard se déclinera en 5 tomes.
Débutant en 1937, l’histoire nous plonge au cœur d’une famille de la haute société anglaise, peu de temps avant qu’éclate la seconde guerre mondiale.
Publiés dans les années 90 en Angleterre, les trois premiers tomes viennent tout juste d’être traduits en français. La saga a été porté à l’écran par la BBC au début des années 2000.
Tome 1 : Étés Anglais
Tome 2 : À rude épreuve




Sous un ciel d’or de Laura Wood
Au cœur des années folles, venez découvrir les Cornouailles avec Lou, qui s’éveille à de nouvelles amours à travers le Charleston, le Jazz et une découverte de l’aristocratie anglaise. Un roman pour adolescent qui plaira aussi aux fans de Gatsby le magnifique !








Certains d’entre vous ont peut-être déjà découvert sur Netflix la série La Chronique des Bridgerton. Phénomène mondial, il se trouve que cette série est tirée des romans de l’autrice Julia Quinn. Il y a sept romans, un pour chacun des enfants Bridgerton. Retrouvez les aventures de Daphné et de tous ses frères et sœurs au cœur de la régence anglaise.
Tome 1 : Daphné et le Duc
Tome 2 : Anthony
Tome 3 : Benedict
Tome 4 : Colin


Les enfants sont rois de Delphine de Vigan
Le nouveau roman de Delphine de Vigan nous plonge dans les dérives des réseaux sociaux, où l’estime de soi dépend de la reconnaissance d’autrui et où la consommation instantanée est la clé du bonheur.






La vengeance m’appartient de Marie NDiaye
Une femme, avocate dont on ne connaît que le nom, est engagée pour défendre l’épouse infanticide d’un homme qu’elle croit reconnaître. Mais peut-elle vraiment se fier à ses souvenirs ?








Aline et les hommes de guerre de Karine Silla
Elle est l’icône de la résistance au Sénégal durant l’occupation française. Aline Sitoé Diatta a entraîné la population dans un mouvement de libération en prônant la désobéissance civile et la non-violence face à l’État français.






L’empathie d’Antoine Renand
« Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfin à assembler. On en parlerait. Une apothéose. »
Un monstrueux violeur en série, deux flics à sa poursuite, des heures de lecture et d’insomnie en perspective...




Nous rêvions juste de liberté d’Henri Lœvenbruck
Un roman coup de poing, sur l’amitié, la soif de vivre, l’envie de s’évader, de partir sans jamais se retourner. Un voyage comme une bouffée d’air frais qui vous enivre jusqu’à la dernière page où peut-être vous aussi, vous essuierez les larmes qui se sont mises à couler sans que vous vous en rendiez compte.






J’espère que ces quelques romans vous plairont ! Si vous êtes inscrit à la médiathèque de Meyzieu, n’hésitez pas à vous rendre sur notre bibliothèque numérique pour profiter des 1 771 livres disponibles.

Bonne lecture !

Charlotte

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mardi 30 mars 2021

COUP DE COEUR - ET SI ON SE PARLAIT ?

COUP DE COEUR - ET SI ON SE PARLAIT ?

Je vous invite à découvrir ces trois petits livres d’Andréa Bescond, illustré par Mathieu Tucker aux éditions Harper Collins.

Il n’est pas toujours facile d’aborder certains sujets avec les enfants, heureusement les livres sont là ! Et c’est avec beaucoup de finesse qu’ Andréa Bescond évoque, dans ces trois ouvrages, tant les droits de l’enfant que le respect de son intimité et de son intégrité corporelle, les violences familiales, la dépendance aux écrans, le harcèlement, le racisme, le corps et ses transformations, le consentement, la pédocriminalité, la pornographie, l’homophobie…



S’adaptant à chaque tranche d’âge (3/6 ans, 7/10 ans et 11 ans et +), elle informe les enfants avec tendresse et humour, tout comme elle aide les adultes à aborder ces sujets essentiels avec eux.

Ces petits ouvrages permettent de prévenir la violence sous toutes ses formes. Ils permettent de libérer la parole des enfants vis à vis des adultes qui les entourent. Les illustrations de Mathieu Tucker sont empreintes d’humour et de poésie, ce qui permet de prendre du recul et amène de la légèreté au sujet.


L’auteure

En 2014, Andréa Bescond a écrit un spectacle inspiré de son enfance, Les Chatouilles ou La Danse de la colère, l’histoire d’une petite fille qui subit des violences sexuelles. Le succès et l’intérêt pour ce travail lui a donné « l’envie d’écrire un ouvrage ludique et joyeux qui ouvrirait le dialogue entre les petits et les grands ».

Depuis qu’elle est sortie du silence lié à ce traumatisme, elle a à cœur de faire entendre la voix des plus vulnérables et de lutter contre les violences faites aux enfants.

« Et si on se parlait ? » est la première série de livres qu’elle leur adresse directement.

L’illustrateur

Né en Angleterre, Mathieu Tucker arrive en France à l’âge de 4 ans avec, déjà, la passion du dessin au bout du crayon.

Après un diplôme aux Arts décoratifs de Paris, il se lance comme illustrateur-graphiste et consacre une grande partie de son temps à la création d’albums jeunesse.

Irène

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mardi 23 mars 2021

LE PRINTEMPS DES POETES : LECTURES

LE PRINTEMPS DES POETES : LECTURES

Dans le cadre de l’événement national "Le Printemps des poètes", la médiathèque de Meyzieu est ravie de vous présenter une sélection de poèmes à écouter.









Maurice Carême : J’ai tant de choses à te dire

Poèmes de Maurice Carême, p.139.

J’ai tant de choses à te dire
Que je n’aurai jamais fini
De te parler, de te sourire
Pour essayer d’être compris.

Mais elles s’embuent de mystère
Comme ta voix et ton sourire
Comme tes mains dans la lumière
Les choses que je veux te dire.

Hélas ! J’ai beau faire, beau dire,
Il ne me reste qu’à me taire
Et à laisser parler mon cœur
Avec cette voix familière
Qu’il a pour parler du bonheur
Dès que je cherche à te les dire.


Pablo Neruda : sonnet vingt-cinquième

Quand on n’a que l’amour, Edition Bruno Doucey, p. 17

Mon amour, avant de t’aimer je n’avais rien :
j’hésitai à travers les choses et les rues :
rien ne parlait pour moi et rien n’avait de nom :
le monde appartenait à l’attente de l’air.

Je connus alors les salons couleur de cendre,
je connus des tunnels habités par la lune,
et les hangars cruels où l’on prenait congé,
et sur le sable l’insistance des questions.

Tout n’était plus que vide, et que mort et silence,
chute dans l’abandon et tout était déchu,
inaliénablement tout était aliéné,

tout appartenait aux autres et à personne,
jusqu’à ce que ta beauté et ta pauvreté
ne donnent cet automne empli de leurs cadeaux.


Paul Eluard : La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur

Les quatre saisons d’en sortant de l’école, p. 90.

La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu
C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d’une couvée d’aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l’innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.


Robert Desnos : J’ai tant rêvé de toi

Les quatre saisons d’en sortant de l’école, p. 36.

J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d’atteindre ce corps vivant
et de baiser sur cette bouche la naissance
de la voix qui m’est chère ?
J’ai tant rêvé de toi que mes bras habitués en étreignant ton ombre
à se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas
au contour de ton corps, peut-être.
Et que, devant l’apparence réelle de ce qui me hante
et me gouverne depuis des jours et des années
je deviendrais une ombre sans doute,
Ô balances sentimentales.
J’ai tant rêvé de toi qu’il n’est plus temps sans doute que je m’éveille.
Je dors debout, le corps exposé à toutes les apparences de la vie
et de l’amour et toi, la seule qui compte aujourd’hui pour moi,
je pourrais moins toucher ton front et tes lèvres que les premières lèvres
et le premier front venu.
J’ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme
qu’il ne me reste plus peut-être, et pourtant,
qu’à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois
que l’ombre qui se promène et se promènera allègrement
sur le cadran solaire de ta vie.


Charles Baudelaire : Madrigal Triste

Quelques fleurs du mal, p. 88.

Que m’importe que tu sois sage ?
Sois belle ! et sois triste ! Les pleurs
Ajoutent un charme au visage,
Comme le fleuve au paysage ;
L’orage rajeunit les fleurs.

Je t’aime surtout quand la joie
S’enfuit de ton front terrassé ;
Quand ton cœur dans l’horreur se noie ;
Quand sur ton présent se déploie
Le nuage affreux du passé.

Je t’aime quand ton grand œil verse
Une eau chaude comme le sang ;
Quand, malgré ma main qui te berce,
Ton angoisse, trop lourde, perce
Comme un râle d’agonisant.

J’aspire, volupté divine !
Hymne profond, délicieux !
Tous les sanglots de ta poitrine,
Et crois que ton cœur s’illumine
Des perles que versent tes yeux !


Rabindranath Tagore

Le jardinier d’amour, sonnet XVI p. 51

Nos mains s’enlacent, nos yeux se cherchent. Ainsi commence l’histoire de nos cœurs.
C’est une nuit de mars éclairée par la lune ; l’exquise odeur du henné flotte dans l’air ; ma flûte est à terre abandonnée et ta guirlande de fleurs est inachevée.
Cet amour entre toi et moi est simple comme une chanson.
Ton voile couleur de safran enivre mes yeux.
La couronne de jasmin que tu me tresses réjouit mon cœur comme une louange.
C’est un jeu alterné de dons et de refus, d’aveux et de mystères ; de sourires et de timidités, de douces luttes inutiles.
Cet amour entre toi et moi est simple comme une chanson.
Nul mystère au-delà du présent ; nulle aspiration vers l’impossible ; pur enchantement ; nul tâtonnement dans la profondeur de l’ombre.
Cet amour entre toi et moi est simple comme une chanson.
Nous ne nous égarons pas, hors des paroles, dans le silence éternel. Nous ne tendons pas nos mains vers le néant des espoirs impossibles.
Il nous suffit de donner et de recevoir.
Nous n’avons pas écrasé les grappes de la jouissance jusqu’à en exprimer le vin de la douleur.
Cet amour entre toi et moi est simple comme une chanson.

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