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Billets pour « Film d’animation - Dessins animés »

mercredi 5 avril 2017

VAIANA : NOUVEAU FILM D’ANIMATION DES STUDIOS DISNEY

VAIANA : NOUVEAU FILM D'ANIMATION DES STUDIOS DISNEY

C’est aujourd’hui, le 5 avril 2017, que paraît en DVD et Blu-Ray Vaiana, la légende du bout du monde, le dernier film d’animation signé Disney, sorti le 30 novembre 2016 sur grand écran mais dont la conception remonte à plus de cinq ans.


C’est aussi l’occasion de revenir sur les emblématiques Studio Disney, qui ne cessent de ravir petits et grands depuis bientôt un siècle.



Walt Disney : Son histoire

Né en 1901, Walt Disney, commence à prendre des cours de dessin à la “Chicago Art Institute” en 1917.
C’est après la guerre, en 1919, qu’il décide de devenir dessinateur et cherche alors un poste dans l’industrie publicitaire. Lors de son premier emploi il rencontre un jeune dessinateur, Ubbe Ert Iwerks, avec qui il se lie rapidement d’amitié. Ils décident ensemble de fonder une société de dessin, qui échoue cependant très rapidement. Mais cet échec ne sépare pas le duo qui continue à travailler ensemble. Dans les années 20, Disney commence à réaliser des esquisses de ses propres personnages, en parallèle de son travail.
Quelques années plus tard, Walt Disney travaille avec son frère. Ensemble, ils créent les Disney Brothers Studio, rebaptisés en 1926 : Walt Disney Studios.

Le 18 novembre 1928 sort le premier cartoon sonore de l’histoire, avec le personnage de Mickey Mouse .

Au fil des années, les studios Disney prennent de l’importance et collaborent avec de nombreux scénaristes, dessinateurs et graphistes.
Les succès s’enchaînent, jusqu’à Mary Poppins en 1964 (Disponible à la médiathèque), récompensé par cinq oscars. C’est le dernier film porté à l’écran avant la mort de Walt Disney en 1966.

L’année d’après, les studios Disney connaissent encore un nouveau succès avec la première adaptation du célèbre Livre de la jungle (Disponible à la médiathèque) qui dépasse au box-office le dernier James Bond de l’époque.

Après le mort de son créateur, les studios doivent cependant faire face à une période difficile, les films ont moins de succès et la concurrence commence à être rude. C’est l’arrivée de deux jeunes artistes prometteurs qui relance la machine : John Lasseter, spécialiste dans la 3D numérique, et Tim Burton.

En 2006, les studios Disney rachètent Pixar, un des deux grands noms américains pour les dessins animés, pour la somme de 7,4 milliards de dollars. Les films sont maintenant signés Disney Pixar.

Aujourd’hui, ce géant de l’animation ne compte plus les succès : Les Aristochats (1971) (Disponible à la médiathèque), Le Roi Lion (1994) (Disponible à la médiathèque), Le Bossu de Notre-Dame (1996) (Disponible à la médiathèque)…

Depuis quelques années, les studios Disney revisitent leurs classiques en les portant de nouveau à l’écran avec les nouvelles avancées technologiques. Après Alice réalisé par Tim Burton, Maléfique adapté du conte de La Belle au bois dormant (Disponible à la médiathèque) et Cendrillon, c’est au tour du Livre de la jungle (Disponible à la médiathèque) d’être revisité. Avec les nouvelles techniques numériques, dont la "motion capture" (enregistrement de mouvements joués par des acteurs, puis retouchés informatiquement), les animaux semblent encore plus réalistes, tout comme les paysages de jungle. La performance de Neel Sethi, interprétant Mowgli, est également unanimement saluée, puisqu’à part lui, tout le reste est 100% numérique.
Le 22 mars 2017, les studios Disney ont aussi revisité le conte de La Belle et la Bête en le portant à l’écran avec Emma Watson dans le rôle de la Belle.

Dans les archives de Disney, on retrouve 65 millions de dessins et croquis, dont certains n’ont jamais été utilisés. Depuis sept ans, un gros travail de numérisation a été entamé pour conserver les œuvres et permettre leur consultation. Dans ces archives se trouve un véritable trésor ! Ce sont près de 76 années d’histoire des studios Disney qui y sont conservées...

VAIANA : La légende du bout du monde

Depuis toujours les studios Disney s’imprègnent des paysages et des cultures locales pour réaliser chacun de leurs films. C’est ainsi que les réalisateurs - Ron Clements et John Musker - ont effectués plusieurs voyages sur les îles du Pacifique pour découvrir la culture et les modes de vie de leurs habitants. Ils ont également rencontré de nombreux experts sur la navigation, les tatouages etc.

Ce sont plus de quatre-vingt-dix animateurs qui ont travaillé pendant cinq ans sur le nouveau film, en créant, modifiant et animant des paysages, des personnages et des costumes pour coller au plus près des cultures du Pacifique.
Les deux réalisateurs ont exprimés le besoin de trouver un univers inédit pour les studios. Le lieu de l’action nécessitait un personnage ayant un rapport important avec la mer afin de refléter la culture locale. L’eau est l’un des éléments clés du film, ce qui a été un défi pour les équipes techniques puisqu’il fallait l’animer comme un personnage à part entière.

Comme pour bon nombre de leurs films, les studios Disney ont créé un nouvel effet spécial afin d’animer de la façon la plus réaliste possible la lave coulant du volcan, ce qui fut un deuxième gros défi à relever pour les équipes de réalisation.
Bref, encore une nouvelle prouesse de l’animation !

“ Si vous ne croyez pas en la magie, vous ne la trouverez jamais. ”
Roald Dahl



(Sandrine)

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samedi 31 décembre 2016

TOP 10 : DVD JEUNESSE 2016

TOP 10 : DVD JEUNESSE 2016

Les 10 films pour les enfants que nous avons préférés en 2016 :

Mune, le gardien de la lune, Alexandre Herboyan Zootopie, Byron Howard
Phantom Boy, Alain Gagnol Drôle de grenier, Jiri Barta
Budori l’étrange voyage, Bud Sugi A la poursuite du roi plumes, Esben Toft Jalobsen
Le jardinier qui voulait être roi, Kristina Dufková Le livre de la jungle, Jon Favreau
Tout en haut du monde, Rémi Chayé ADAMA, Simon Rouby
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mardi 4 octobre 2016

LE MONDE DU FILM D’ANIMATION N’A PAS FINI DE VOUS SURPRENDRE !

LE MONDE DU FILM D'ANIMATION N'A PAS FINI DE VOUS SURPRENDRE !

En janvier 2016, le film d’animation Le garçon et la bête du talentueux réalisateur japonais Mamoru Hosoda sort en France (DVD disponible à la médiathèque de Meyzieu). Ce chef d’œuvre bouleversant transporte le spectateur au côté d’un jeune garçon, Kyuta, dans un monde parallèle : Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes...

Un jour, débordant de tristesse et de rage, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple du solitaire Kumatetsu. Cette rencontre fortuite est le début d’une aventure qui dépasse l’imaginaire. Kyuta décide de suivre l’apprentissage de techniques de combat auprès du maître Kumatetsu et de prouver sa valeur.

Aux différends caractériels, culturels et identitaires de nos deux héros s’ajoutent des conflits internes propres aux protagonistes : Kumatetsu veut accéder au trône du Seigneur des bêtes, que son grand rival Iōzen convoite également, tandis que Kyuta va et vient entre le monde des humains et celui des bêtes, cherchant à savoir qui il est vraiment. Le voyage initiatique du garçon se mue peu à peu en véritable parcours d’apprentissage, semé d’embûches pour lui comme pour son maître.
Le spectateur prend plaisir à voir l’enfant tête de mule grandir autant qu’il aime à voir l’ours grognon s’assagir.

L’histoire du film n’est pas sans rappeler les fables de La Fontaine ou les contes de Perrault dans lesquels on éduque en faisant rêver (à retrouver à la médiathèque dans plusieurs versions dont ce livre). Face à la noirceur du cœur des hommes, à la soif de pouvoir et à la violence, l’amitié, le courage et l’amour triompheront-ils encore ?

Mamoru Hosoda

Né en 1967 et diplômé de l’Université des Arts de Kanazawa, Mamoru Hosoda rêve d’animation et tente alors d’intégrer le Saint des Saints : l’institut de formation des studios Ghibli. Créés en 1985 par Hayao Miyazaki et Isao Takahata (futur réalisateur du Tombeau des lucioles - DVD disponible à la médiathèque). Après avoir essuyé un refus, Hosoda intègre en 1991 le studio Toei Animation, où les deux géants ont fait leurs gammes dans les années 1960. Il collabore alors à la création d’épisodes et de séries TV. La popularité de l’anime Digimon Adventure lui est bénéfique car il est ensuite repéré par une grande marque pour la création d’un spot publicitaire immanquable en collaboration avec Takashi Murakami, à voir et à revoir en ligne.

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Le studio Ghibli le contacte alors pour l’associer au projet du long métrage Le Château ambulant (DVD disponible à la médiathèque ainsi que le livre). De violentes discordes entre les membres de l’équipe de création conduiront Hosoda à quitter le projet. Il prend dans la foulée la décision de voler de ses propres ailes : il quitte le studioToei.
Recherchant d’autres partenaires, Mamoru Hosoda se rapproche alors d’un autre studio, Madhouse, producteur entre autres du magnifique Perfect blue (DVD disponible à la médiathèque) de Satoshi Kon. La créativité et la technique du réalisateur se modifient, devenant à la fois plus raffinées et plus profondes.

Ce temps de la maturité naît justement avec La traversée du temps (DVD disponible à la médiathèque), adaptation d’un récit initiatique culte au Japon dans lequel une lycéenne découvre sa capacité à remonter le temps. Les férus de jeux vidéos n’auront pas manqué le magistral Summer Wars en 2009 (DVD disponible à la médiathèque), l’histoire d’une famille sans histoire dont la vie tranquille est soudain perturbée par une catastrophe se déroulant dans un monde virtuel et menaçant notre planète.

Mamoru Hosoda connaît le véritable succès en France grâce à la sortie en 2012 des Enfants loups (DVD disponible à la médiathèque).
Les Enfants loups raconte l’histoire d’Ame et Yuki, frère et sœur nés d’une mère humaine et d’un père loup-garou, qui vont devoir décider de leurs propres destins.
Ce film réussit à parler aussi bien aux enfants qu’aux adultes, grâce à la multitude de strates et d’interrogations offerte par un récit limpide et la qualité du travail d’animation.

Entre la finesse d’écriture et la subtilité des émotions, les films de Mamoru Hosoda sont construits tout en poésie.
Après la retraite de Miyazaki concernant les longs métrages, pas de soucis à se faire : la relève est assurée et l’inspiration ne viendra pas à manquer dans les années à venir, même côté français… en témoigne ce sublime court-métrage de Gwenn Germain...

(Julie)

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