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Commentaires des membres de replik

Billets pour « Littérature de l’imaginaire »

vendredi 20 novembre 2015

YAL ULTIMA

YAL ULTIMA

Alors, voilà...

La prochaine édition des Oniriques, en 2017, se tiendra sans son parrain.

Il n’y en aura pas d’autre, de parrain. Parce qu’ Ayerdhal est irremplaçable. Parce que personne ne peut lui succéder à cette place. Parce que, en fait, il est encore avec nous. En plusieurs volumes, dans les poches et les sacs de nos lectrices et lecteurs, sur leurs tables de chevet, sur le bras de leur fauteuils. À l’heure où j’écris ces mots, en tous cas, il n’est pas dans nos rayons. Pas un seul titre. Il est partout ailleurs.

Yal était un concentré de contrastes. Un féroce combattant de l’injustice et une boule de tendresse pour le monde en général... Un grand homme, dans un corps fragile et malade qui le torturait sur les derniers mois. S’il a laissé cette dépouille derrière, nous savons tous qu’il est en chacun de nous.
Une flamme pour nous réchauffer durant les nuits d’insomnie.
La lumière de ses phrases pour éclairer notre route.
Et l’obsession de relever la bannière qu’il a du lâcher, et de poursuivre ses combats.

Encore maintenant, en ayant pris le temps de réfléchir, de lever le pied et de trier les émotions, j’ai du mal à trouver les mots suffisants. Lui qui fut le parrain et le premier invité d’honneur du festival, notre Cavalier de Cœur pour les Serial Thrillers, qui devait toujours dédicacer la liseuse « Imaginaire 1 »...

C’est cette sacrée liseuse, qu’on oubliait à chaque fois et dont on se disait que ce serait pour la prochaine fois, la prochaine visite. En fait, c’est ça, le deuil. Une longue liste de plus jamais.

Et pourtant, pour lui, pour Sara, son épouse qui devra vivre cette absence, pour tous les amis qu’il réussissait à drainer avec lui, pour tout le Peuple de la Science-Fiction, j’ai envie de dire :
Toujours.
Toujours avec nous.
Toujours dans nos bibliothèques.
Toujours dans nos cœurs et dans nos têtes.

Dans Parleur, ou Les Chroniques d’un Rêve enclavé, Yal nous a montré le chemin :
« On ne pleure pas les morts, on pleure ce qu’ils ont l’audace de nous prendre en s’en allant, un peu de tendresse et beaucoup d’égoïsme. »

Sara, ma chère amie, je te cite pour conclure :
Marc Soulier est mort, mais Ayerdhal est immortel.

Et nous porterons son nom et ses textes. Toujours.

Morwen.

(Crédit photo : Mandy, le Semeur de Mirages)

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mercredi 24 juin 2015

UN ECLAT DE GIVRE

UN ECLAT DE GIVRE

Le verbe d’Estelle Faye est tout de sensibilité et de nuances. Dans cet « Éclat de givre », c’est un Paris baroque et flamboyant qu’elle esquisse en touches successives.

Située dans un avenir post-apocalyptique, l’ancienne capitale s’est repliée sur elle-même, et demeure pourtant grouillante de vies. De vies, au pluriel. Suivant les quartiers, isolés les uns des autres, les clans vivent des réalités différentes, au gré des mutations et des folies que le confinement a débridées. Une mosaïque d’humanité...

Chet a déjà plusieurs vies derrière lui, malgré ses 23 ans, et il maîtrise les arcanes de la cité depuis un certain temps. Il vit de jazz la nuit, moulé dans son fourreau lamé, et de petits boulots douteux le jour. Son Paris oscille entre la petite criminialité et le sentimentalisme à la Doisneau. Un Piaf au masculin. Quoique...

Sa rencontre avec un frelu, venu des terres étranges de l’autre côté du marécage insondable du Périph’, va le lancer dans une quête improbable. Pour les beaux yeux sauvages de celui-ci, il va accepter de se confronter à un passé douloureux et, peut-être, trouver une rédemption qu’il ne cherchait plus.

Rédigé à la première personne, le roman d’Estelle est à l’opposé du post-apo classique et désertique. Et si le pinceau de l’artiste se teinte parfois de sang, l’ensemble du tableau laisse pantois devant la puissance de l’image et la chatoyance de ce futur à la fois déglingué et foisonnant. Une lecture subtile et pourtant haletante, comme une course poursuite dans les talons aiguilles de Chet.

Disponible à la médiathèque

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mardi 31 mars 2015

LES ONIRIQUES 2015 : RETOURS EN IMAGES

LES ONIRIQUES 2015 : RETOURS EN IMAGES

Souvenirs, souvenirs...
Un retour en 3 articles sur le festival Les Oniriques, à découvrir sur notre site dédié : www.lesoniriques.fr.

Édition 2015 Retour en images (1) - Les Oniriques, un festival dédié aux cultures de l’imaginaire
Du 6 au 8 mars 2015, la Ville de Meyzieu accueillait le festival Les Oniriques, organisé par la médiathèque. Trois jours de fête pour offrir du rêve à plus de 5.000 visiteurs !

Édition 2015 Retour en images (2) - Spectacles et animations de rue
Cette deuxième édition du festival Les Oniriques a offert aux visiteurs de nombreux spectacles et animations de rue, pour un week-end festif sous le soleil majolan.

Édition 2015 Retour en images (3) - Animations jeunesse et tous publics
L’édition 2015 du festival Les Oniriques, c’était aussi une programmation riche de sens, qui s’adressait à tous, en particulier aux enfants et aux familles, avec de nombreuses animations proposées pendant l’événement.

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