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Accueil > Sélection et nouveautés > Sélections thématiques > Archives des sélections trimestrielles 2008-2011

Eté 2011 | Romans adultes

Rêves de garçons

Laura Kasischke
Années 1970. Trois jeunes pom-pom girls ravissantes perfectionnent leurs talents dans un camp de vacances… La chaleur est étouffante et les filles s’ennuient pendant leurs cours. Elles décident donc de sécher et de s’accorder à la place une petite virée en voiture jusqu’au Lac des Amants, où elles espèrent se rafraîchir.
A bord de leur petite Mustang rouge, les filles roulent vite, cheveux au vent, insouciantes. A une station-service elles croisent deux garçons à bord d’un van un peu miteux, deux péquenots inoffensifs - croient-elles - qu’elles aguichent, un peu trop...
Avec son talent si particulier, Laura Kasischke nous plonge dans les frayeurs et la cruauté des adolescents. C’est diablement bien mené et l’horreur n’est pas là où on l’attend… A lire d’une traite, si possible la nuit, sous une tente, dans la chaleur étouffante de l’été !
LGF, 2009 (Le Livre de Poche)
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La couronne verte

Laura Kasischke
Après Rêves de garçon, Laura Kasischke nous raconte encore l’histoire de trois jolies adolescentes en vacances : Michelle et Anne, amies depuis leur toute petite enfance, accompagnées de Terri, la bonne copine insouciante.
Pour fêter la fin de leurs années de lycée, les trois copines s’envolent pour les plages de Cancún, au Mexique, où se retrouvent de nombreux jeunes lors des vacances de printemps, véritable rituel qui marque le passage à l’âge adulte pour les élèves de terminale aux Etats-Unis.
Sur place, Michelle et Anne s’ennuient un peu, contrairement à Terri qui trouve vite ses marques parmi les jeunes fêtards. Michelle et Anne ne se satisfont pas de cette ambiance perpétuelle de fêtes et souhaitent découvrir le patrimoine maya. Malgré les mises en garde maternelles, elles acceptent donc d’aller visiter les ruines de Chichén Itzâ en compagnie d’un bel inconnu, un homme d’âge mûr qui semble en savoir très long sur les rites sacrificiels Mayas...
Alors que Michelle, qui semble hypnotisée, s’enfonce au cœur des pyramides, Anne pressent qu’elles ont fait une grave erreur...
La couronne verte est une excellente lecture d’été : un court roman troublant et angoissant, au suspense haletant, avec une écriture poétique.
LGF, 2010 (Le Livre de Poche)
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Les Routes de poussière

Rosetta Loy
Les routes de poussière sur lesquelles nous emmène l’auteur sont celles d’ une Italie qui n’est encore au début du XIXe siècle qu’une mosaïque d’états et de royaumes. Elle nous fait vivre au cœur d’une famille de paysans sur trois générations. Écrivain de la mémoire, Rosetta Loy sait nous faire aimer ses personnages inoubliables, bien ancrés dans les collines piémontaises : Luis qui plaisait tant aux femmes, Bastianina la jeune novice impétueuse, Teresina et sa passion pour les pommes reinettes et pour Mozart, son fils Pietro-Giuseppe, l’enfant rebelle qui s’en ira chercher à Gênes la liberté et la justice.
Rosetta Loy raconte les amours, les mariages et les naissances, les maladies, les hommes qui doivent partir se battre contre les Autrichiens et les Français, mais aussi la sècheresse qui lézarde la terre et les fleurs de pommier humides de rosée.
Une nostalgie invincible nous prend, comme si cette famille était aussi la nôtre, une famille lointaine, oubliée.
Rivages, 1995
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L’Horizon

Patrick Modiano
Bosmans, le nouvel héros de Patrick Modiano, est un écrivain parisien d’âge mûr. Il est à la recherche d’une femme, Margaret Le Coz, qu’il a rencontrée à Paris dans les années 60 et dont il a perdu la trace. Maragaret Le Coz est un personnage mystérieux, et si Bosmans et elle ont été liés l’un à l’autre, il ne sait finalement presque rien d’elle. Pour la retrouver, il mène une enquête flottante, au gré de ses souvenirs fragmentés…
L’Horizon est un très beau roman tout en esquisses, en silences et en creux. C’est une œuvre délicate et pleine de charme.
Gallimard, 2010
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Le moindre des mondes

Sjón

Durant l’hiver rude de 1883, dans un village de la vallée de Dalur, le réverend Baldur Skuggason décide de partir à la chasse à la renarde, malgré l’annonce d’une tempête.
Quelques jours avant que le révérend n’entreprenne son périple meurtrier, Abba, une jeune attardée mentale, est morte. Le botaniste Fridrik Fridjonsson, qui avait recueilli la jeune fille et l’avait sauvée d’une mort certaine, prépare sa mise en terre.
Les évènements qui vont survenir durant ces quelques jours vont mêler les existences, passées et présentes, de ces trois personnages que rien ne semblait lier à la base.
Ce court roman est un poème épique, emprunt de mysticisme, où l’homme va s’affirme comme l’animal le plus cruel de la création. Sjón est un poète, un conteur et c’est son talent qui rend cette balade dans les tréfonds de l’âme humaine si merveilleuse.
Ce petit roman fait 128 pages, et c’est 128 pages de douce mélancolie et de plaisir intense. A la fin du livre, on sait que l’on vient de lire un très grand auteur.
Rivages, 2008
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Côme

Srdjan Valjarevic
Sur les rives du lac de Côme. Un jeune auteur Serbe obtient une bourse de la fondation Rockefeller pour résider pendant un mois à la Villa Serbelloni, perchée au dessus du petit village de Bellagio. Mais il n’a rien à écrire et cela, le lecteur le sait dès le début du livre :
« Je ne sais pas comment, je ne l’ai encore jamais su, mais j’avais obtenu une bourse pour passer un mois sur le lac de Côme, pour y travailler, y écrire tranquillement. C’était leur idée, pas la mienne. A l’époque travailler ou écrire sérieusement ne m’intéressait pas le moins du monde. Le travail, quel qu’il soit, ne me disait rien, absolument rien. »
Le lecteur comprend très vite que la résidence ne va pas être trop sérieuse ! Au lieu d’écrire, le jeune Serbe sort et fait des rencontres : avec Alda, une jeune serveuse ; lui ne parlant pas l’italien et elle l’anglais, une communication plutôt originale s’instaure. Pour se comprendre, ils dessinent à tour de rôle sur un cahier. Va naître une amitié-amoureuse... Il va également faire la connaissance d’Augusto, le propriétaire du café « Le sport » avec lequel il va partager des matchs de foot toujours accompagnés de verres d’alcool. A la villa, il côtoie aussi des intellectuels venus du monde entier.
Ces rencontres enrichissantes font petit à petit évoluer le héros et vont lui permettre de s’ouvrir à la douceur de vivre et à la beauté des paysages.
Côme est une lecture très agréable avec un héros attachant. L’auteur manie très bien l’ironie et l’humour. Le lecteur a l’impression d’avoir passé lui aussi un mois de vacances à la Villa Serbelloni et de s’être laissé emporter par la « Dolce vita ».
Actes Sud, 2011
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