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jeudi 7 octobre 2021

KRONIK : AMYL & THE SNIFFERS, HORS ZONE DE CONFORT

KRONIK : AMYL & THE SNIFFERS, HORS ZONE DE CONFORT

Ce 10 septembre le label Rough Trade Records a publié le troisième album du groupe Amyl & The Sniffers, pilier de la nouvelle scène rock australienne.
Avides de gros riffs Ashetonien, de coupes mulets sharpies et de mélodies entêtantes, « Comfort To Me » risque fort probablement de vous plaire.

Amyl & The Sniffers c’est tout d’abord une frontwoman du nom d’Amy Taylor. À la fois pop et fougueuse, entremêlant une apparence excentrique et un caractère bien trempé, la chanteuse a permis de rendre le groupe identifiable sur la scène rock actuelle. Imaginons Agnatha Fältskog, chanteuse d’Abba, sous psychotropes, en fin de soirée, dégoulinante de sueur, recherchant activement une rixe et on obtient la définition parfaite de cette personnalité atypique. Entourée de Declan Martens à la guitare, de Fergus Romer à la basse et de Bryce Wilson à la batterie, ils produisent probablement à eux quatre autant de décibels qu’un soir de match au Vélodrome.

Après deux albums, une reprise de « Born to Be Alive » de Patrick Hernandez et une collaboration avec les Suédois de Viagra Boys sur le morceau « In Spite Of Ourselves » (ballade mêlant country et post-punk), Amy Taylor et son groupe reprennent du service avec une nouvelle oeuvre composée dans un appartement de Melbourne durant la quarantaine de Covid-19. Le quatuor nous offre encore une fois un album brut fortement inspiré de la scène punk hardcore 80’ rappelant à certains moments Reagan Youth dans ses sonorités. Toutefois « Comfort To Me » ne se résume pas uniquement à un album violent et intense.

Certes, ce nouveau projet a beaucoup de points communs avec ses prédécesseurs mais vient, cette fois-ci, se rajouter à la danse une forme de tendresse que l’on avait parfois du mal à identifier au sein des albums « Big Attraction & Giddy Up » et « Amyl &The Sniffers » . La chanteuse parle elle-même de « vulnérabilité inavouable ». En effet aussi bien dans les paroles pouvant traiter de sa vie amoureuse que dans les mélodies vocales et instrumentales, touchant parfois à une forme de mélancolie post-punk, le groupe se met à découvert et s’ouvre à quelque chose de plus travaillé, de moins lourd, de plus reconnaissable. Les sons « No More Tears » , « Knifey » (où la voix d’Amy semble un instant se rapprocher de celle de Courtney Love sur « Doll Parts » de Hole) et « Security » en sont les parfaits exemples.

Typiquement dans « Security » on assiste à un appel à l’aide sur un refrain mélodieux où la chanteuse tente de convaincre un videur de la laisser rentrer dans un bar en clamant qu’elle n’est pas si saoul et qu’elle cherche simplement à trouver l’amour. Quand Amy Taylor scande « Security, will you let me in your pub ? I’m not looking for trouble, I’m looking for love » on tend à déceler une certaine fragilité sentimentale, un désir d’être aimé renforcé par une « vie amoureuse récemment compliquée » selon ses propres dires. La guitare et la basse, surplombée d’une mélodie vocale obsédante, filent en parfaite harmonie dans un élan mélancolique et viennent rompre le temps d’un refrain avec la rudesse que l’on connaît au groupe avant de finir sur un riff de guitare saignant digne d’un James Williamson des Stooges. Comparaison forcée ? Probablement pas car Amyl & The Sniffers semblent bien s’imposer eux aussi comme les membres fondateurs d’un nouvel élan rock.

Ainsi avec cet album le groupe franchit un cap. Il garde ses racines mais ose sortir de sa zone de confort. Un album fortement recommandé.

(Sacha)

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jeudi 25 juin 2020

KRONIK : BRUME

KRONIK : BRUME

Depuis quelques années déjà un tas de groupes lyonnais mettent la Capitale des Gaules au centre de la galaxie post-punk.

Ils s’appellent notamment Mensch, duo féminin aux sonorités pop dansantes, dans une pure lignée post-punk il a bien-sûr Rank et The Hi-Lites. Côté cold-wave nous pouvons citer dans cette liste non exhaustive Nairod Yarg, De Marbre, East, Plastic People, les nouveaux venus The Midnight Computers, sans oublier le plus dark des groupes locaux, Triviale Beauté.

Parmi les rares choses qui ont réussit à enchanter pendant quelques jours notre confinement forcé il y avait le nouveau clip déjanté du groupe Brume, Loser, un véritable concentré des années 80 tant au niveau esthétique (fonds d’écrans, costumes, etc) que musical.

Quatuor lyonnais qui officie depuis 2016, Brume fait partie de cette scène lyonnaise de post-punk mais dans un registre plus pop & rock, voir carrément new-wave, appelons un chat un chat bon sang !

Les quatre affreux viennent donc de publier leur premier mini-album, Losers, chez Tornado Company, et c’est notamment une grosse réussite au niveau de la production et des arrangements !

Cet EP réussit le tour de force de sonner moderne tout en restant vintage, les synthétiseurs sont omniprésents et on sent bien que Brume assume parfaitement cela, ils arrivent en fait à parodier sans complexe ni honte ces fameuses eighties tant décriées dans le milieu rock.

Longue vie à Brume, pas tant "loser" que ça finalement !

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    lundi 4 mai 2020

    R.I.P. IDIR

    R.I.P. IDIR

    Triste week-end pour la musique, après Tony Allen c’est au tour de l’algérien Idir de faire ses adieux.

    Véritable monument de la culture kabyle, Idir avait connu un succès mondial, non prémédité, avec une berceuse qu’il avait composée, A Vava Inouva. Cette chanson, qui donnera son titre à son premier album sorti en 1976, est considérée comme le premier tube international venu d’Afrique du Nord.

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